Je ne vous mentirai pas en vous disant que je suis un fan de la première heure qui connaît chaque chanson de leur discographie sur le bout des doigts. Non en réalité j’ai découvert ce groupe Israélien originaire de Tel Aviv un peu par hasard en furetant. En même temps c’est un projet électro relativement récent puisque la première sortie est daté de 2013, année médiocre lorsque l’on parle de vin mais excellente niveau musique. Bengali Cinema est donc le deuxième EP du groupe sur les trois actuellement disponibles. Pour finir sur cette rapide présentation, j’ajouterai que le groupe est signé sur le label BLDG5 où l’on retrouve Totemo dont je reparlerais sûrement dans un prochain article.

ElectroChill-tandoori

Disons le clairement, autant le côté cinématique est assez présent dans leur musique, autant si vous vous attendiez à de l’électro Bollywood c’est rapé. Alors pourquoi avoir choisi ce nom ? Et bien il est vrai que l’on retrouve des sonorités comme la sitar ou d’autres références à la culture indienne même si cela reste assez subtile dans l’ensemble.

Mais revenons à l’essentiel et commençons par le premier morceau Terracotta qui est un peu à l’image de l’EP et du groupe. Ce morceau planant pourtant électronique sonne très organique, les voix très travaillées et légèrement glitchées apportent une présence humaine envoutante. Le refrain où l’on retrouve notre petite sitar est entraînant à souhait et l’on se prends à fermer les yeux et à rêver. En fait, c’est un peu ça Bengali Cinema, un mélange de musique atmosphérique saupoudré d’un brin de pétillant.
Je vous laisse découvrir le reste de l’EP, le piano cotonneux de Love + Loss, les voix entêtantes de Lir pour finir sur les rythmiques funky de Bengali Cinema.

Allo maman Bombay

bombay sapphire bouteille

Bon c’est bien beau tout ça mais on boit quoi avec ça ? Et bien, j’ai rapidement pensé à un cocktail au Gin comme alcool principal car après tout c’est un alcool typiquement british et comme les rosbifs ont colonisé l’Inde c’est raccord. On choisira tout naturellement la marque de Gin Bombay Sapphire et je pense que cela se passera d’explication. En ajoutant le côté pétillant et rêveur de Garden City Movement on obtiendra un Silver Fizz, variante du célèbre Gin Fizz qui se mariera parfaitement avec cet EP.

LA CHRONIQUE DE PÈRE CASTOR

L’histoire du Silver Fizz étant un peu floue, comme ma vue en ce moment, on va plutôt raconter l’histoire du Gin Fizz.

Il est de notoriété publique que les marins ont la descente facile, en même temps 1 mois dans un bateau avec 50 autres hommes à proximité ça doit pas voler haut… Bref, en 1750 environ, les marins anglais picolaient et principalement du Gin. A cette époque là, les navigateurs étaient facilement exposés à une petite maladie dont le nom facile à retenir même pour les footballers faisait des ravages : j’ai nommé le scorbut. La maladie étant du à une carence en vitamine C, il suffisait de consommer n’importe quel ingrédient riche en vitamine C pour s’en prémunir, logique quoi. Bon à ce moment là, il n’en savait rien et après plusieurs essais ils avaient trouvé une potion bien acide pour guérir, ils pensaient que c’était l’acidité de la boisson qui permettait la guérison. Comme les marins ne voulaient pas se retourner le bide avec ce mélange, ils n’en buvaient pas beaucoup. C’est alors que l’amiral Nelson imagina de mélanger un ingrédient acide c’est-à-dire le citron avec de l’alcool c’est-à-dire du Gin pour que son équipage d’alcolo daigne se soigner. De retour au port les marins avaient tellement aimé qu’ils ont continué à en boire et on progressivement modifié la recette pour donner naissance au Gin Fizz tel que nous le connaissons aujourd’hui.

UN DERNIER POUR LA ROUTE

La dose :
5 cl de gin
2 cl de jus de citron pressé
1 cl de sirop de sucre de canne
1 blanc d’oeuf
10 cl d’eau gazeuse
On commence par mettre le blanc d’oeuf, le gin, le citron et le sirop de sucre de canne dans un shaker sans glaçon. On secoue le tout pendant quelques secondes histoire que ça se mélange un peu et afin de chauffer un peu les bras. On ajoute ensuite les glaçons dans le shaker et là c’est partis pour 20 secondes de shake, et on s’arrête pas à 18 secondes bande de moules. On verse le mélange sans les glaçons sinon ça serait un collins et non un fizz dans un verre haut et étroit. Le mélange devrait arriver au 2/3 du verre au moins que l’on complète avec de l’eau gazeuse. Si le cocktail est réussi vous pourrez faire tenir une paille verticalement au milieu du verre.