On évoque trop souvent Berlin lorsque l’on parle de musique électronique, et c’est vrai que la capitale allemande a vu naître pas mal d’artistes talentueux, mais on oublie aussi trop souvent Londres et son côté plus dirty. L’album que j’ai choisi aujourd’hui s’inscrit justement dans cette scène et son compositeur aussi talentueux que mystérieux contribue à porter haut les couleurs de l’union jack.

Wobwobwob…

Pour beaucoup le dubstep, c’est seulement ça… une basse très puissante modulé à l’extrême entrecoupé de break que l’on retrouve sur une quantité incroyable de vidéo sur internet. Bref, vous l’aurez compris je trouve cette vision très réductrice, et il serait dommage de s’arrêter à cela car c’est un style finalement assez varié. Pour l’histoire, le dubstep est né dans la fin des années 90 mais sa popularité grandi réellement au milieu des années 2000 avec notamment l’émergence d’un sous genre : le Brostep. Sans rentrer dans tous les sous genres, le brostep est certainement le plus populaire avec des artistes comme Rusko ou Skrillex. C’est notamment à cause de lui que le malentendu est née sur ce qu’est le dubstep aujourd’hui. Pour ma part, je vais vous parler d’un autre sous genre tout aussi prolifique mais un peu moins connu du grand public, j’ai nommé le post dubstep.

Ange ou démon ?

Il me sera dur de présenter Burial car l’homme derrière tout cela a préféré garder ses distances avec les médias pour que la seule chose mis en avant soit sa musique. C’est une vision fort honorable et assez rare de nos jours pour être signalée. De plus, il convient de souligner que peu d’artistes on eu la chance de pouvoir collaborer avec Massive Attack ou Thom York à leur demande donc autant dire que Burial n’a rien d’un débutant. L’album que j’ai choisi, Untrue, est pour moi la pièce maîtresse de sa discographie. Pour vraiment apprécier cette musique, il est à mon sens plus simple de la laisser tourner en fond pendant que, au hasard mais vraiment au hasard, vous sirotez un petit Laphroaig par exemple entre amis. En effet, c’est un style qui joue beaucoup sur l’ambiance et ce n’est pas pour rien que les artistes cités précédemment s’y soient retrouvés aussi facilement. Les sonorités employées et les patterns de batterie restant assez proche d’une chanson à l’autre vous risquez fort de vous ennuyer très rapidement si vous n’êtes pas habitué et c’est bien normal, c’est une musique qui aime se faire désirer. Malgré la froideur, on pourra y trouve une sensualité toute particulière, certains diront platonique. Bien évidemment, je vous encourage vivement à approfondir par la suite et à écouter les subtilités de rythme notamment. Mais pour commencer, Je vous conseille d’écouter le morceau Archangel et de vous laisser porter.

guinness portal

LA CHRONIQUE DE PÈRE CASTOR

Pour accompagner cet album, sur les conseils avisés de Père Castor, j’ai choisi un Black Velvet.

Alors le Black Velvet c’est un peu le mélange interdit, le genre de truc qui fait peur. Pour faire simple, imaginez Franck Ribery croisé à Scarlett Johansson
Et bien le Black Velvet c’est ça, d’un côté du Champagne et de l’autre une bière brune de type stout comme la Guiness. Avouez que ça ne fait pas vraiment envie et pourtant si je reprends mon croisement précédent, on peut très bien obtenir un résultat comme Alex Morgan, footballeuse talentueuse et terriblement sexy. Mais bon ok soyons clair, c’est quand même un cocktail bien anglais et seul un anglais peut y résister. Pour l’histoire, le Prince Albert, qui avait chopé une petite fièvre typhoïde, sûrement à force de jouer au polo sans jamais laver ses gants, meurt en 1861. Pour lui rendre hommage, pas mal d’anglais enfin surtout l’aristocratie j’imagine, décidèrent de porter un brassard noir. A force d’apercevoir des clients ainsi, un des barman du Brook’s Club, eu alors l’idée d’inventer un cocktail pour symboliser le foulard noir, velvet signifiant velours pas besoin de s’appeler Einstein pour y voir la relation avec l’aristocratie pour le coup.

UN DERNIER POUR LA ROUTE

La dose :
5 cl de bière brune de type Stout
5 cl de champagne
Cocktail très simple à réaliser, on veillera juste à mettre la bière avant et l’on versera le champagne le plus délicatement possible. A l’aide d’une cuillère à mélange, on remuera très doucement le tout pendant 3 secondes.

Bon mais la question que pas mal d’entre vous se pose : mais à quoi donc ressemble Alex Morgan ?!

Alex Morgan